Jussi Adler-Olsen – Dossier 64

10363591_893266370689282_8748429572245416160_n4ème de couv.

A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l’espace de quelques jours. Jamais élucidée, l’affaire se retrouve sur le bureau du Département V.

Carl Morck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu’aux années 50 où s’ouvre un sombre chapitre de l’histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l’idée d’un peuple  » pur « .

Ce que j’en pense:

Ce roman d’Adler Olsen prend racine dans un épisode peu glorieux de l’histoire danoise, l’existence d’une organisation politique d’extrême droite à visées racistes et eugénistes. A travers le parcours des différents personnages dans le passé et le présent, on comprend mieux ce qui a conduit à la gestation de ce drame. Toutes ces femmes, internées à Sprögo, à qui l’ont déniait le droit d’être mères, avaient toutes les raisons de vouloir se venger des responsables de leur malheurs.

Viennent aussi se greffer sur cette enquête d’autres éléments mettant directement en cause la responsabilité de Carl Morck dans la fusillade qui a coûté la vie à un collègue et laissé l’autre handicapé. Il faudra bien toute la pugnacité de Carl, l’imagination de Rose et l’intuition de son collègue Assad pour venir à bout de cette affaire qui déborde du cadre purement criminel, avec des ramifications dans la politique.

L’histoire est bien construite et plaisante à lire et on prend plaisir à suivre ce trio d’enquêteurs dont la relation ne cesse de s’approfondir au cours de leur collaboration. Le personnage de l’excentrique Rose nous livre un peu de son mystère, et Assad reste toujours aussi mystérieux, même s’il prend plus d’importance dans ce roman, et je gage que le prochain nous en apprendra un peu plus. L’originalité même de ce trio, leur humour, viennent adoucir un peu la dureté du propos et tempérer l’émotion toujours présente.

Bien que Curt Wad soit un « méchant » évident, les autres personnages sont plus complexes : les victimes ne sont pas forcément innocentes et les méchants pourraient avoir des circonstances atténuantes.

Les conclusions de l’enquête nous sont dévoilées au fur et à mesure des investigations, et nous laissent croire avoir tout deviné, mais l’auteur nous assène un final tout à fait inattendu.
Jussi Adler-Olsen, c’est du tout bon !

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