Robin Cook – J’étais Dora Suarez –

 

 

1441412_772511216098132_205737633_nAttention… chef d’œuvre !!!

4ème de couv.

« Donnez-moi la main, vous tous, les vivants et les morts, et accordez une pensée, pendant un moment de générosité, à la pauvre Dora Suarez qui n’aurait jamais dû mourir à trente ans, massacrée à coups de hache.

 » Trois personnes sauvagement assassinées à domicile, en moins de trois heures et dans un rayon de deux kilomètres, voilà qui est assez inhabituel, même à Londres.

Brusquement réintégré dans la police en raison de cette boucherie cauchemardesque, l’officier chargé de l’enquête entame une singulière descente aux enfers de l’horreur. Et puisqu’il n’existe aucune loi qui rende le crime impossible, il décide de combler lui-même cette lacune. Par tous les moyens.

Ce que j’en pense :

Waouhhh !!! Quelle claque ! Ce roman m’a laissé carrément abasourdi… Le héros, à la lecture du journal intime de Dora, va littéralement tomber amoureux de la victime, entrer en empathie avec elle. Dans la littérature policière, on trouve pas mal de héros « cabossés » par la vie, mais cet inspecteur sans nom de « l’usine » est bien au-delà.

Selon sa propre vision des choses, il ne fait déjà plus partie du monde des vivants. Et il se fixe comme objectif de démasquer et punir le tueur, quitte à tout bousculer sur son chemin, sa hiérarchie comme les suspects qu’il est amené à interroger, parfois d’une manière à la limite.
Le roman débute par la description de la scène de crime, d’une précision clinique dans sa barbarie et dès la première page on fait connaissance avec le tueur, torturé, odieux, malsain. Tout au long du roman, Dora Suarez revit dans les pensées du policier, alors que l’enquête elle-même nous conduit vers les zones les plus sombres de l’âme humaine.

Avec ce roman noir, très noir, un roman sur l’impuissance d’aimer un « roman en deuil » comme se plaît à le définir l’auteur, d’une grande cruauté mais également marqué par l’humanisme de son personnage principal, M. Robin Cook entre dans le panthéon des grands du roman noir.

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5 réflexions sur “Robin Cook – J’étais Dora Suarez –

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