Dolores Redondo – Le gardien invisible

46946_797156733633580_156483448_n4ème de couv.
Le cadavre d’une jeune fille est découvert sur les bords de la rivière Baztán dans une étrange mise en scène : Chaussures bien en vue, non loin de la scène de l’agression et petit gâteau – txatxingorri en basque – pâtisserie locale que le meurtrier dépose sur le pubis de ses victimes après l’avoir rasé. Très vite, les croyances basques surgissent : et si toute cette horreur était l’oeuvre du basajaun, un être mythologique ?

L’inspectrice Amaia Salazar, femme de tête en charge de l’enquête, se voit contrainte de revenir sur les lieux de son enfance qu’elle a tenté de fuir toute sa vie durant.

Jonglant entre les techniques d’investigation scientifique modernes et les croyances populaires, Amaia Salazar devra mettre la main sur ce gardien invisible qui perturbe la vie paisible des habitants d’Elizondo.

Ce que j’en pense:
Amaia va donner la chasse à un assassin dont le rituel comporte un fort symbolisme psycho-sexuel en relation avec les croyances basques, qui continue à semer des cadavres sur les rives de la rivière Baztan. De plus elle se trouve confrontée à la jalousie professionnelle de certains de ses collègues, aux conflits non résolus du passé avec ses sœurs, et un obscur secret qui ma a marqué son enfance et revient dans ses cauchemars. Et elle aura bien du mal à démêler l’écheveau, et il lui faudra pour cela affronter ses propres démons, ressurgis du passé.

Un des aspects les plus intéressants de ce roman, c’est le mélange entre les techniques d’investigation policière que réclament ces macabres assassinats, et les légendes et la mythologie basques, qui apportent une touche de mysticisme et de superstition au récit. Ainsi la trame du récit se transforme en un curieux mélange, entre rigueur scientifique et magie surnaturelle, propre à l’esprit des terres basques.

Le cadre également, ou la nature occupe une place de premier plan, par certains moments prenant le pas sur les personnages, et devenant elle-même une protagoniste de l’histoire.
Un « polar basquaise » que j’ai dégusté avec plaisir et que je vous recommande !

Ce deuxième roman de l’auteure, que j’ai eu le plaisir de rencontrer aux QDP, constitue le premier volet de la «Trilogie du Baztan « et devrait être portée à l’écran par le producteur de Millenium.

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