Mallock – Les visages de Dieu

10353641_880674595281793_1056238601547201216_n4ème de couv.

Le désespoir et la mort constituent son quotidien. Pour le commissaire Mallock, les hommes sont abandonnés de Dieu. Et ce ne sont pas les visions qui l’habitent qui vont l’en dissuader. Ni cette cruelle affaire du Maquilleur, qu’il semble être le seul à pouvoir élucider.

Les cadavres – œuvres d’art monstrueuses – que sème aux quatre coins de Paris ce tueur en série hors norme seraient-ils des reproductions corrompues d’images pieuses ? Pense-t-il, à travers ces mises en scènes macabres, parcourir son chemin de croix vers la rédemption ?

Comme si le Diable cherchait son Salut. Comme si, derrière l’horreur, se cachait le visage de Dieu…

Ce que j’en pense:

Après « Le cimetière des hirondelles » où j’avais fait la connaissance du commissaire Mallock, j’avais envie de le connaître un peu mieux. Je me suis donc plongé dans ce premier opus des « Chroniques barbares », si justement nommées.

En plein milieu des fêtes de fin d’année, le commissaire Mallock est appelé sur les lieux d’un crime particulièrement atroce et à la mise en scène très travaillée. Ce crime fait suite à 6 autres crimes semblables, sur lesquels la direction de la police a imposé un black out total. Mallock se voit donc confier cette enquête, qui était au point mort malgré l’implication totale de son collègue. Il hérite donc de ce « bâton merdeux » (du pur Mallock dans le texte), et va bien vite mettre sur le coup l’équipe « du fort ». Les scènes de crime ont toutes une forte symbolique mystique et religieuse.

Selon sa méthode habituelle, faite d’un mélange de rigueur et d’intuitions, de visions que lui procurent ses rêves, causés par la prise de substances interdites, telles l’opium et le LSD, il progresse sur la voie de la vérité. L’intrigue est particulièrement bien construite, et le suspense habilement maintenu sur l’identité du ou des tueurs.

Le personnage du commissaire est particulièrement attachant : c’est un homme blessé qui se remet difficilement de la mort de son fils. C’est un ours, autoritaire, dictatorial dans le travail, mais à côté de cela, plein d’attentions pour les membres de son équipe qui lui vouent une véritable vénération. Les descriptions de scènes de crime sont particulièrement dures, avec un luxe de détails dans l’horreur, mais pas dans le but de choquer. Ces scènes dégagent curieusement une sorte d’esthétisme et exercent sur le commissaire, et le lecteur, une sorte de fascination.

Et, ce qui ne gâche rien, une très belle écriture, le sens de la formule et la capacité de Mallock à nous conduire dans des univers toujours plus étonnants.

Un sacré bon thriller.

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3 réflexions sur “Mallock – Les visages de Dieu

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