Nicolas Lebel – L’heure des fous

10351373_910667805615805_6323786806316521133_n4ème de couv.

Mardi 9 septembre : le cadavre d’un SDF poignardé est retrouvé près de la gare de Lyon, sur une voie désaffectée. Tout semble indiquer qu’il s’agit d’un simple règlement de comptes.
Mehrlicht, capitaine de police au commissariat du 12e arrondissement de Paris, est envoyé sur place pour expédier l’affaire mais, rapidement, certaines zones d’ombre apparaissent : pourquoi ne retrouve-t-on sur la victime le carnet de circulation qui permettrait de l’identifier ? Comment les trois assassins présumés ont-ils pu s’évaporer dans la nature et ne laisser aucune trace de sang sur les lieux du crime ? Pourquoi traînaient-ils leur victime le long des rails ? Où cherchaient-ils à l’emmener ?

Après l’interrogatoire des clochards du quartier, les enquêteurs apprennent que la victime vivait dans la Jungle avant de découvrir que la victime, Marc Crémieux, n’était pas SDF mais journaliste et qu’il menait une enquête auprès de cette communauté de sans-abris installée au coeur du bois de Vincennes devenue une zone de non-droit.

Que voulait à mettre au jour Marc Crémieux ? Pourquoi avait-il en sa possession un fusil de 1866, marqué du sceau de la manufacture impériale de Châtellerault ? Que cherchait-il à propos de Napoléon III ? Dans cette enquête qui la mènera des bancs de la Sorbonne jusqu’aux égouts de Paris, l’équipe du capitaine Mehrlicht découvrira que l’heure des fous a sans doute sonné.

Ce que j’en pense :

Ce capitaine Mehrlicht et son équipe forment un assemblage plutôt original, et c’est le moins qu’on puisse dire. Lui, physique de batracien, grand fumeur, adepte de sudoku, et sous ses dehors vulgaires, d’une grande culture. Le lieutenant Mikaël Dossantos, un mordu du code pénal et des séries américaines d’où il puise son inspiration, acharné à faire respecter la loi et l’ordre, quitte à se permettre quelques écarts, s’ils satisfont à sa vision de ce qui est bien, et dont le lieutenant Sophie Latour a bien du mal à déjouer les avances permanentes. Enfin le stagiaire Ménard, souffre-douleur de Mehrlicht.

Cette équipe va se voir adjoindre la compagnie de la capitaine Zelle de la Police Judiciaire.
Nous avons là tous les ingrédients pour une bonne histoire policière, sur fond de guerre des services.
L’enquête nous conduit dans des lieux typiques de Paris, depuis la Sorbonne, en passant par les catacombes où se trouvait le refuge de la Cour des Miracles.

Le récit est conduit d’une plume alerte, et émaillé de nombreuses références à Audiard, par les citations de Mehrlicht et les sonneries de son mobile qui sont des extraits de films culte du même Audiard. Certains pourront s’en agacer, j’ai trouvé pour ma part que cette note d’humour était tout à fait bienvenue pour faire pendant au côté plus sombre de l’histoire.

« Deux intellectuels assis iront toujours moins loin qu’une brute qui marche »
C’est d’ailleurs cet extrait, tiré d’ »Un taxi pour Tobrouk », qui amènera Mehrlicht vers la solution.

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, et compte bientôt me pencher sur « Le jour des morts », du même auteur.

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4 réflexions sur “Nicolas Lebel – L’heure des fous

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