Ian Rankin – Portes ouvertes

10346452_902228686459717_8960165088775193273_n4ème de couv.

Trois compères décident de voler des tableaux à l’occasion de la journée Portes ouvertes de la National Gallery d’Édimbourg. Mike, 37 ans, a fait fortune en créant des logiciels informatiques et veut mettre un peu de piment dans sa vie. Robert, directeur de l’Institut d’art, va bientôt prendre sa retraite et a envie d’un cadeau de départ plus substantiel qu’une montre en or. Quant au banquier de la bande, Allan, il rêve d’accrocher chez lui deux œuvres qu’il a toujours aimées.

Seulement voilà : monter un casse requiert des compétences et des relations. Tout se complique très vite. L’engrenage se révèle infernal, mais le trio a de la ressource.

Polar hautement divertissant, retors et filant bon train, Portes ouvertes apporte la preuve qu’être voleur, ça ne s’improvise pas !
« Après la sortie de ce livre, le conservateur du musée d’Edimbourg a envisagé d’annuler la journée Portes ouvertes. »

Ce que j’en pense :

Après plus de 20 ans, Rankin donne un peu de répit à l’inspecteur Rebus. Il produit un nouveau roman, avec de nouveaux personnages mais un environnement familier pour rassurer le fan. Le nouvel Edimbourg de Rankin a aussi ces points de repère familiers, quartiers de logements sociaux, salles de billard pisseuses et voyous d’une incroyable violence.

Parce que Rankin est un maître conteur, on se laisse vite captiver par ces nouveaux personnages, apprentis délinquants. Nos nouveaux héros souffrent, chacun à sa façon, d’inadaptation sociale, et semblent motivés, moins par le lucre que par l’amour de l’art. Ce qui apparaissait comme une gentille escroquerie se transforme en une spirale sanglante de violence et de brutalité. Les références à la peinture sont nombreuses et, n’étant pas versé en la matière, je ne peux juger de leur qualité.

Et la dernière partie du roman est un toboggan implacable, palpitant, quand nos héros voient leurs options de sortie se réduire, et laissent découvrir au lecteur leur véritable personnalité.

Le personnage de Mike McKenzie, apprenti malfaiteur, maladroit et sympathique, me fait penser au John Dortmunder de Donald Westlake ou au Bernie Rhodenbarr de Lawrence Block, dans leur amateurisme dilettante.

Un bon moment de lecture, pour ma part en peu en dessous des aventures de Rebus, parce que moins noire, mais divertissante, toujours très agréable à lire et qui comporte toujours un fond d’observation sociale ironique, et un humour aigu.

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3 réflexions sur “Ian Rankin – Portes ouvertes

  1. je t’avoue que Ian Rankin je m’y suis mis très tard. Va savoir, dès que j’entamais un de ses romans, je le refermais au bout de quelques pages……jusqu’à l’année dernière où j’ai lu et donc chronique  » Les guetteurs », un roman qui au final m’avait beaucoup plu. J’espère donc que maintenant je vais pouvoir reprendre ces lectures abandonnées et y trouver le plaisir que je n’avais pas trouvé la première fois. Par contre je ne connaissais pas ce titre. Amitiés.

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