Barbara Abel – Après la fin

10481147_926444510704801_815024762179013417_n4ème de couv.

Ils sont ensemble depuis presque vingt ans. Ils ont connu le meilleur comme le pire. Mais aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever leur ado de 15 ans n’est pas une partie de plaisir. Cette histoire pourrait être celle de n’importe qui.

Si leur fils n’était pas leur fils adoptif. S’il n’avait pas été le meilleur ami de leur enfant, mort dans un tragique accident à l’âge de 7 ans. S’ils ne vivaient pas là où s’est suicidé le père biologique de leur garçon.

Et si une nouvelle voisine ne s’était pas installée dans leur ancienne maison. Cette histoire n’est pas celle de n’importe qui. C’est celle de Tiphaine et Sylvain qui vivent dans un monde où l’ennemi est partout.

Chez les voisins, juste de l’autre côté de la haie. Dans les maisons, derrière les portes, dans le jardin. Et peut-être au sein même des couples. Ne vous y trompez pas, on n’est pas toujours à l’abri sous son propre toit.
Bienvenue en Enfer, vous verrez combien, parfois, il peut être cosy…

Ce que j’en pense:

Huit ans après, nous retrouvons Tiphaine et Sylvain, qui semblent avoir, tant bien que mal, repris le cours de leurs vies après la perte de leur fils Maxime, et les décès de leurs proches voisins, dont ils ont obtenu la garde de leur fils Milo, un adolescent sombre et secret, qui se lie peu avec Tiphaine, ce dont elle souffre profondément. Tiphaine et Sylvain, unis par un lourd secret, qui vivent côte à côte, mais plus ensemble.

L’arrivée d’une voisine dans la maison mitoyenne, mère de deux enfants, une jeune adolescente dont Milo tombe éperdument amoureux, et un jeune garçon de 8 ans Nassim (vous aurez noté la presque homonymie), va faire voler en éclats cette apparence de vie normale qu’ils avaient préservée jusqu’alors.

Je me demandais où allait nous entraîner Barbara « après la haine ». Force m’est de constater qu’elle parvient à construire une histoire complètement différente, et à nous surprendre encore.

Par une écriture très réaliste, des chapitres très courts qui donnent à l’histoire son rythme, elle nous dépeint des personnages pour lesquels on éprouve tout de suite de l’empathie, ils pourraient être nos voisins, nos amis.

Et tout en actionnant les mêmes ressorts, l’amour maternel, la jalousie, elle nous déroule la vie de ces gens ordinaires dans un huis clos terrifiant, jusqu’à nous asséner un final saisissant.
Encore une réussite à mettre à l’actif de Barbara Abel.

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6 réflexions sur “Barbara Abel – Après la fin

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