Tim Willocks – La religion

485562_852262664789653_1414285777730960376_n4ème de couv.

Mai 1565. Malte. Le conflit entre islam et chrétienté bat son plein. Soliman le Magnifique, sultan des Ottomans, a déclaré la guerre sainte à ses ennemis jurés, les chevaliers de l’ordre de Malte. Militaires aguerris, proches des templiers, ceux-ci désignent leur communauté sous le vocable de « la Religion ». Alors qu’un inquisiteur, arrive à Malte afin de restaurer le contrôle papal sur l’ordre, l’armada ottomane s’approche de l’archipel. C’est le début d’un des sièges les plus spectaculaires et les plus durs de toute l’histoire militaire. Dans ce contexte mouvementé, Mattias Tanhauser, mercenaire et marchand d’armes, d’épices et d’opium, accepte d’aider une comtesse française, Carla La Penautier, dans une quête périlleuse. Pour la mener à bien, ils devront affronter les intégrismes de tous bords, dénouer des intrigues politiques et religieuses, et percer des secrets bien gardés.

Ce que j’en pense:

Mattias 12 ans, assiste au meurtre de ses jeunes sœurs et de sa mère par des cavaliers ottomans. Lors de l’attaque, leur chef Abbas bin Murad, impressionné par le courage te la combativité du garçon, le prend sous sa protection et se charge de son éducation.

Pendant 20 ans, sous le nom d’Ibrahim, il servira dans le corps des janissaires turcs, et au sommet de son art quittera le corps prestigieux des janissaires et l’empire ottoman pour devenir mercenaire, et se consacrer au négoce des épices, de l’opium et des armes…
Sa décision d’accepter la mission d’aider cette comtesse française va l’entraîner dans une suite d’aventures, pendant le siège de Malte par les troupes de Soliman.

Il devra déjouer bien des pièges et des chausse-trapes, naviguer à vue dans ce milieu ou les intrigues politiques et religieuses sont permanentes afin de mener à bien sa mission, sans y perdre ni son âme, ni sa vie.

Le pape a juré la perte de tous les chevaliers du Temple qui sont comme un contre-pouvoir que craint l’Eglise catholique. Parmi ses agents en campagne, il y a Fra Ludovico de la Grande Inquisition, érudit de la puissance et de la foi, ancien prétendant de Carla et acharné à la perte de Mattias.

Cette même Carla passe un étrange marché avec Mattias. Il sauve son fils et le fait sortir de Malte, et en échange elle devient son épouse, lui accordant par la-même un titre de noblesse et tous les avantages de cet état.

Willocks nous dévide les aventures de Mattias sans aucun temps mort, de bataille en bataille et nous distille bon nombre de rebondissements qui nous tiennent en haleine tout au long de la lecture.

Cette fresque moyenâgeuse, avec une profusion de détails techniques sur l’armement, les techniques de combat de l’époque, comporte également une observation de la société d’alors, avec une forte connotation anticléricale.

Ce parti pris anticlérical s’étend à une Rome en faillite morale et financière, et ses cardinaux adolescents à peines capables de réciter un Pater et plus généralement à un clergé totalement corrompu.

Un récit épique, plein de bruit et de fureur, barbare et sanguinaire, s’appuyant sur une solide documentation et servi par une écriture âpre, puissante, qui fait que ces 750 pages s’avalent sans que l’on y prenne garde.

Une magnifique fresque historique, le premier volume d’une trilogie, à poursuivre avec « Les enfants de Paris »

willocks_teL’auteur:
Tim Willocks est un écrivain britannique né à Stalybridge, en Angleterre. Il est l’auteur de romans policiers à succès.
Il peint son propre portrait à travers les caractères de différents personnages de ses romans. On retrouve ainsi un personnage central avec une connaissance approfondie en médecine, en drogues et en arts martiaux. Willocks est lui-même ceinture noire de karaté. Il est aussi un grand fan de poker.

Le premier roman de Willocks, Bad City Blues a été adapté au cinéma par Dennis Hopper. Willocks a également coécrit le documentaire de Steven Spielberg The Unfinished Journey.
(Source: Wikipédia)

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9 réflexions sur “Tim Willocks – La religion

    • Je ne me fais aucun souci pour le bouquinovore que tu es… C’est vrai des fois il y a des bouquins qu’on ne se décide pas à attaquer. j’en ai quelques uns dans ma PAL comme ça. Je me dis : Ah je vais prendre celui-là, et au dernier moment un autre qui me fait de l’oeil lui chipe la priorité… 🙂

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