Chris Costantini – La note noire

note noire_4ème de couv.

Thel, un policier new-yorkais désabusé, est confronté à un crime étrange : un jeune homme a été retrouvé égorgé, le drapeau des États-Unis dessiné sur le front. Le FBI et la CIA, dans le contexte d’angoisse de l’après-11-Septembre, penchent très vite pour la thèse d’un complot islamiste et s’emparent de l’enquête. Quand une autre victime est retrouvée égorgée à Chicago, avec cette fois le drapeau britannique comme signature, Thel, obstiné, décide de poursuivre les recherches de son côté. Elles le conduiront à Nice, Los Angeles et San Francisco. Il ne tardera pas à comprendre qu’il n’est qu’un pion dans le projet machiavélique du meurtrier, qui l’oblige à faire resurgir du passé de douloureux souvenirs.

Ce que j’en pense :

J’ai rencontré Chris Costantini à Saint-Maur : écrivain de polars, pilote de Ford Mustang et joueur de saxo. Eh bien, à la lecture de son premier roman, moi qui aime les polars américains, je me suis trouvé en pays de connaissance, de par le style et par le ton.

C’est une évidence : l’auteur a été nourri aux grands romans noirs américains. Il nous livre ici un roman qui ne peut pas renier sa filiation. Bercé par une ambiance de jazz, et comment pourrait-il en être autrement avec un héros prénommé Thel, diminutif de Thelonious, comme Thelonious Monk, énorme pianiste de jazz et compositeur du célèbre « Round midnight » et de bien d’autres standards.

Thel est un flic new-yorkais, cinquantenaire, hanté depuis plus de 40 ans par le meurtre de sa sœur Laura, toujours non élucidé. C’est aussi un homme désabusé marqué par la vie, des ruptures amoureuses et la perte d’un fils.

« Les sens en éveil, respectant un rituel maintes fois répété, je fermai et ouvris les yeux, observant chaque détail comme me l’avait appris mon grand-père en d’autres circonstances. Tout est histoire de précision et de mémoire, me disait-il. »

Doué d’un sens de l’observation peu commun, et d’une technique d’analyse tout à fait personnelle il fait aussi preuve d’une capacité d’intuition étonnante, quand sa consommation d’alcools forts reste en deçà d’une limite raisonnable.

L’enquête qui s’oriente bien vite vers la piste du terrorisme islamique, ne satisfait pas notre Inspecteur. En compagnie de son fidèle second, Alex Bernstein, italo-juif plus vrai que nature, ils vont explorer d’autres pistes. Elles le conduiront de Los Angeles à San Francisco, et jusqu’à Nice, petit clin d’œil de l’auteur à une ville qui lui est chère.

L’auteur nous déroule avec bonheur tous les codes du polar, du flic désabusé et meurtri, à la concurrence entre les services. Le scénario nous réserve un suspense constant, de rebondissements en fausses pistes et coups de théâtre. Et, d’un indice à l’autre, le tableau final nous apparaîtra dans son ensemble, résultat d’une machiavélique machination.

Les références musicales sont omniprésentes pour accompagner le lecteur et le garder dans le bon tempo. L’auteur nous exécute une partition très jazzy qui va crescendo, jusqu’à la note finale, noire comme il se doit.

J’ai bien aimé cette lecture, l’ambiance et les personnages, les différentes pistes d’enquête suivies, malgré un final un peu « tiré par les cheveux ».
Je prends tout de même rendez-vous avec Thel pour sa prochaine enquête.

L’auteur:
Christophe Bourgois-Costantini est né le 14 juin 1960.
D’origine corse, il naît et passe son enfance en Afrique. Il exerce un temps le métier d’ingénieur en irrigation. Il collabore ensuite au développement de l’agence de bâches publicitaires, Athem, dont il est aujourd’hui le directeur associé.

Père de quatre enfants, il est saxophoniste dans des groupes de jazz et s’intéresse à la peinture moderne, ainsi qu’au roman noir américain avec une prédilection pour les œuvres de Dashiell Hammett, Chester Himes, Ed McBain, Herbert Lieberman et Michael Connelly.
En 2009, son premier roman, La Note noire, obtient le prix du roman policier du Festival de Beaune  et finaliste du Prix du Polar Francophone. Il publie en 2011 « A pas comptés », la suite de ce roman, puis en 2013 « Lames de fond » et en 2014 « Il n’est jamais trop tard » encore avec le personnage de Thelonious Avogaddro.
(Source: Wikipédia)

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6 réflexions sur “Chris Costantini – La note noire

  1. Chouette,moi aussi j’ai rencontré Chris à Saint-Maur ❤ ❤ ,je n'ai pas encore lu celui-ci,mais j'ai adoré" À pas comptés" ,et "il n'est jamais trop tard" et serai donc ravie de le retrouver 😉 Contente que cela t'ai plu 😉

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