Isabelle Villain – Mauvais genre

Hugo Nicollini est un garçon calme et sensible, peut-être un peu trop couvé par sa mère, au grand dam de son père, qui voudrait le voir s’adonner a des activités un peu plus viriles, comme le foot par exemple. Cet homme  est très violent envers son épouse, et lorsque les coups pleuvent, c’est Hugo qui se charge d’appeler les secours. Un soir, une autre dispute, plus violente que les précédentes verra sa mère succomber sous les coups de son mari. Cette fois-ci, Hugo appellera non seulement les secours, mais aussi la police. Au procès de son père, il sera également son premier accusateur.

Vingt-trois ans plus tard : Angélique, une jeune kinésithérapeute rentre chez elle après s’être disputée avec son ami. Au petit matin on la retrouve poignardée dans son appartement. L’affaire est confiée à l’équipe de la Commandante Rebecca de Lost. Les premières constatations, absence de traces d’effraction, de vol, et de blessures de défense donnent à penser que la victime connaissait son agresseur.

« De l’autre côté de la porte laissée entrouverte, les voisins enfermés à double tour et bien emmitouflés sous leur couette douillette dorment à poings fermés. Ils n’entendent ni les cris ni le bruit sourd d’un corps qui tombe à terre. »

A l’autopsie, le légiste va faire une découverte surprenante qui va orienter l’enquête vers le petit ami. Quels étaient les motifs de leur dispute, le soir précédant le drame ? Pendant que Rebecca de Lost et son équipe commencent à exploiter les différentes pistes qui s’offrent à eux, une femme est retrouvée morte étouffée et les mains broyées.

« Dans sa poche de veste apparaît une feuille de papier sur laquelle est inscrit un mot « En souvenir du bon vieux temps, pour vous Commandant de Lost ». »

 

Tous les éléments de la scène de crime font penser au « tueur au marteau » qui a sévi sept ans auparavant. Mais Rebecca et son équipe l’ont arrêté et il purge sa peine de prison… Auraient-ils commis une erreur et arrêté un innocent à l’époque ?

Rebecca est veuve, la quarantaine bien entamée. Depuis la mort de son mari, elle se consacre entièrement à son métier. Sa relation avec Tom, un policier d’une autre brigade, lui apporte un certain équilibre sentimental. Elle gère son équipe d’une main ferme, en tenant compte de la personnalité de chacun pour arriver à faire fonctionner le groupe avec le maximum d’efficacité. Et elle en aura bien besoin, avec ces deux affaires simultanées qui lui tombent dessus, et dont l’une la touche à titre très personnel.

Le personnage de Rebecca de Lost apparait dans d’autres romans d’Isabelle Villain. Il n’est pas nécessaire de les avoir lus, pour arriver à cerner les personnages de Rebecca et de son équipe, à qui on s’attache rapidement.

Le roman est constitué en chapitres courts, d’une écriture nerveuse, et ne nous laisse que peu de temps de répit. Les indices, fausses pistes et rebondissements se suivent jusqu’au dernier coup de théâtre, vraiment inattendu.  Une dernière surprise, en forme de « cliffhanger » qui nous laisse augurer d’une possible suite.

Ce roman aborde différents sujets de société, parmi lesquels la violence domestique. Elle traite de ces sujets avec tact et intelligence. Je n’avais pas le plaisir de connaître la plume d’Isabelle Villain, et la découverte de ce thriller dynamique et nerveux est pour moi une très bonne surprise. Éditions Taurnada, novembre 2018.

    4ème de couv:

mauvais-genre1Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups. Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

    L’auteure:

Née au Maroc en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels. Amatrice de littérature policière depuis l’enfance, elle obtient en 2015 le prix Maurice Bouvier pour Peine capitale, et en 2016 le prix polar du festival Jeter l’Encre pour Âmes battues.

         

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