Craig Johnson – Tous les démons sont ici

Dans le cadre d’une mission inter juridictionnelle, Walt et son adjoint Sancho « le Basque » Saizarbitoria sont en charge d’un groupe de prisonniers, qu’ils doivent transférer au FBI. L’un d’entre eux, Raynaud Shade, indien Crow canadien, est un dangereux psychopathe. Lors de son arrestation il avait confié à la psychologue du FBI avoir assassiné un jeune indien, Owen White Buffalo, et l’avoir enterré dans la région sauvage des Cloud Peak Wilderness. Peu de temps après le transfert, l’inévitable se produit: les prisonniers s’évadent, après avoir blessé l’officier du FBI, et pris 3 policiers en otage. Walt confie le blessé à la garde de son adjoint Sancho et seul, avec pour tout soutien un exemplaire de « La divine comédie » de Dante, il se lance à leurs trousses dans les montagnes, au beau milieu d’une tempête de neige.

Alors qu’il progresse dans sa poursuite, que les premiers effets de la fatigue et de l’hypothermie se font sentir, la frontière entre le rêve et la réalité devient de plus en plus floue.
Il entend les voix des esprits indiens qui le guident, à travers le blizzard glacé. Virgil White Buffalo, un « Foutrement Balèze d’Indien » que nous avions rencontré lors d’un roman précédent, l’accompagne dans cette périlleuse expédition. Il disparaît, et réapparaît au moment opportun où Walter en a le plus besoin, quand son état d’épuisement est tel qu’il pourrait s’abandonner à la mort glacée qui l’entoure, lui donnant l’élan nécessaire pour continuer sa chasse.

En équilibre à la frontière de deux mondes, perdu dans un endroit où « L’enfer est vide, tous les démons sont ici  (Shakespeare, La tempête) », quelle est la part du rêve et de l’imagination dans tout ce qui lui arrive ?

 « …je me rappelai la dernière fois que j’étais monté aussi haut et le fait que les choses n’avaient pas bien tourné, et que, en plein blizzard, j’avais dû ramener sur mon dos deux hommes depuis Lost Twin Lakes. Cela avait été difficile, mais ce n’était pas ce souvenir qui m’immobilisait pour le moment.
Dans ces circonstances, qui dataient de plusieurs mois, j’avais vu et entendu des choses, des choses que je n’avais jamais vues ni entendues auparavant et qui continuaient à me hanter. »

Librement inspiré par l’Enfer de Dante, cette randonnée solitaire à travers les montagnes des Big Horns balance entre le récit de survie et l’introspection existentielle de Walt. Johnson nous offre ici un conte magistral sur le combat inégal d’un homme poussé par sa quête de justice. Face à son ennemi, face à la rigueur de la nature, en proie avec ses propres démons, il ne faiblit pas, guidé par les voix intérieures.
Certes, certains pourront m’objecter que par certains côtés, ce roman manque de crédibilité, mais là n’est pas le plus important. Le mysticisme de Walt, très marqué par la culture indienne, sa capacité d’entendre les voix d’esprits indiens morts depuis longtemps sont partie intégrante de son personnage, et ce depuis « Little bird », le premier roman impliquant Walt Longmire. Et Craig Johnson est un maître conteur, qui réussit comme personne à nous transporter dans ces contrées sauvages et inhospitalières de l’Ouest américain.

Walt Longmire, privé de ses habituels soutiens, porte à bout de bras ce formidable récit, et moi, inconditionnel de Craig Johnson et de son héros, j’adore !
Je ne peux faire mieux que de vous le recommander, et vous souhaiter de prendre autant de plaisir que moi à sa lecture.

Éditions Gallmeister, 2015

 

Éditions Gallmeister, 2015

4ème de couv:

Indien Crow d’adoption, Raynaud Shade est considéré comme le plus dangereux sociopathe des États-Unis et représente le cauchemar de tout policier. Finalement interpellé, il avoue avoir enterré un cadavre au beau milieu des Bighorn Mountains, dans le Wyoming, et c’est à Walt Longmire que revient la tâche d’escorter Shade, en plein blizzard, jusqu’au corps. Mais le shérif sous-estime peut-être les dangers d’une telle expédition. Car pour tenter de rétablir la justice, il va devoir braver l’enfer glacial des montagnes et tromper la mort avec, pour seul soutien, un vieil exemplaire de La Divine Comédie de Dante.
Dans ce nouveau volet des aventures de Walt Longmire, Craig Johnson transforme le lumineux décor des Hautes Plaines en un inquiétant théâtre des ombres, dans un polar sous très haute tension. Le gang s’adjoint également les services d’un jeune dandy ambitieux et désargenté, attiré par la promesse d’une rétribution alléchante. Peu d’entre eux survivront à la sanglante confrontation dans les badlands de Catacumbas. Un western impitoyable qui balaie tout sur son passage, comme un film de Tarantino au volume poussé à fond.

L’auteur :

Craig Johnson, né le 1er février 1961, est un écrivain américain, auteur de romans policiers, connu pour sa série de romans et de nouvelles consacrés au shérif Walt Longmire.
Avant d’être écrivain, il exerce différents métiers tels que policier à New York, professeur d’université, cow-boy, charpentier, pêcheur professionnel, ainsi que conducteur de camion et il a aussi ramassé des fraises. Tous ces métiers lui ont permis de financer ses déplacements à travers les États Unis, notamment dans les États de l’Ouest jusqu’à s’installer dans le Wyoming où il vit actuellement. Toutes ces expériences professionnelles lui ont servi d’inspiration pour écrire ses livres et donner ensuite une certaine crédibilité à ses personnages.

 

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Kris Nelscott – La route de tous les dangers

 « C’est une route sinueuse, idéale pour les embuscades… C’est la route de tous les dangers. » Martin Luther King, 3 avril 1968.

Décembre 1939, Atlanta : La nuit suivant l’avant-première d’ « Autant en emporte le vent », Billy âgé de 7 ans, et son ami Martin chantent dans le chœur  de l’église baptiste Ebenezer, dirigé par le Dr King, le père de Martin. Habillés en négrillons, et les adultes en esclaves, ils participent à la soirée du Cercle des jeunes d’Atlanta.
La nuit suivante, les parents de Billy sont lynchés. Lui, caché dans un placard, échappe au massacre.

Trente ans plus tard, Billy, devenu Smokey Dalton, travaille comme détective privé pour la communauté noire de Memphis. Quand on  lui demande de constituer une équipe pour la protection de Martin Luther King, son ami d’enfance, qui doit venir en ville pour conduire une marche pour la paix,  Smokey refuse, en une tentative pour rester apolitique.
Des rumeurs circulent sur la présence en ville de groupes violents,  les Black Panthers, et  les Invaders, et des émeutes sont à redouter.
Dans le même temps, une jeune femme blanche, Laura Hathaway, débarque dans le bureau de Smokey. Elle lui annonce qu’il hérite de 10000 dollars de la part de sa mère, et elle se demande pourquoi sa mère lui a fait ce legs.
C’est la deuxième fois que Smokey reçoit un don de 10000 dollars, et ses premières recherches semblent indiquer que Laura et lui ont quelque chose de leur passé en commun, mais quoi ?
Pendant ce temps, Memphis est au milieu d’une crise grave. Les éboueurs de la ville sont en grève, dans un conflit qui s’éternise. Smokey doit aussi s’occuper de Jimmy, un jeune garçon qu’il a pris en affection, dont la mère se désintéresse,  et dont  le grand frère Joe s’est laissé entraîner dans les trafics de drogue et fréquente les groupes d’agitateurs.
« Je suis de ceux qui ont le plus failli à leur tâche.
Normalement, je suis celui qui sait interpréter les indices, celui qui gagne sa vie à rassembler les morceaux disparates du puzzle. Je savais qu’il allait arriver quelque chose, mais je ne me suis jamais douté que ce quelque chose, ce serait la mort de Martin Luther. »
Les esprits s’échauffent, jusqu’au jour fatidique qui verra Martin Luther King tomber sous les balles de son assassin.

Entre temps, pour mener son enquête sur ce mystérieux legs et les liens qui le relient à Laura, Smokey effectue un douloureux voyage  à Atlanta, où il va mettre au jour de cruelles vérités.
Pour improbable que soit leur alliance au départ de l’histoire, un détective noir pauvre et une femme blanche fortunée, qui ont peu en commun si ce n’est une méfiance réciproque, ils auront à collaborer à la recherche de leurs racines, inexplicablement liées et depuis longtemps enterrées.

La trame narrative nous réserve quelques retours dans le passé, comme autant de petits cailloux que laisse Smokey à notre intention, pour que nous trouvions notre chemin. Les personnages principaux sont bien campés, d’une  belle complexité.
Laura et Smokey  auront à faire des choix difficiles faciles et devront en assumer les conséquences.
Smokey Dalton n’est pas sans nous rappeler  Easy Rawlins : l’un est un vétéran de la guerre de 39-45, l’autre un vétéran de la guerre de Corée. Sûrement un clin d’œil de l’auteure à son aîné Walter Mosley. Peut-être Smokey Dalton est-il moins « hard-boiled » que ne l’était Easy Rawlins. Ceci étant, de par ses fêlures et son passé, il demeure un personnage éminemment attachant et touchant.
Ce roman est très bien structuré, imbriquant dans le scénario des éléments de l’Histoire réelle, les événements qui ont secoué les États-Unis, lors de ce printemps de 1968. Les données historiques nous éclairent un peu plus sur la vie de l’époque, et sur la difficile cohabitation entre Noirs et Blancs, dans la ville de Memphis en 1968.
A propos de l’assassinat de Martin Luther King, l’auteure met en doute la théorie du tueur solitaire, et  s’oriente plutôt vers la thèse du complot.
Dans le contexte de la grève et des protestations qui aboutiront à l’assassinat de  Martin L. King, La route de tous les dangers combine les thèmes de la politique, du racisme, de la trahison et de l’amour déçu. Kris Nelscott nous donne une fascinante leçon d’histoire et porte un regard lucide sur ces gens qui vivent dans la même ville, séparés par la couleur de leur peau, la colère et la peur.
Ce roman, paru pour la première fois en France en 2005, et en 2018 pour la présente mouture, méritait bien une seconde chance. Je remercie vivement mon ami Pierre de l’excellent blog Blacknovel, de me l’avoir mis entre les mains, pour ce qui fut un très bon moment de lecture.

Éditions L’aube Noire, 2018

4ème de couv :

« Normalement, je suis celui qui sait interpréter les indices, celui qui gagne sa vie à rassembler les morceaux disparates du puzzle. Je savais qu’il allait arriver quelque chose, mais je ne me suis jamais douté que ce quelque chose, ce serait la mort de Martin Luther King. »
Nous sommes en 1968: Smokey Dalton est détective privé, installé à Memphis. Il est Noir. Alors que le pasteur le plus célèbre d’Amérique est assassiné, une riche Blanche débarque dans le bureau et la vie de Smokey: elle voudrait savoir pourquoi sa mère a décidé de lui léguer, à lui, une part de son héritage. Entre secrets de famille, tensions raciales et violences policières, ce polar admirablement mené offre une part d’Amérique.

L’auteure :

Kristine Kathryn Rusch est née le 4 juin 1960 à Oneonta dans l’État de New York. Elle reçoit, entre autres, le prix Hugo 1994et le prix World Fantasy pour son travail d’éditrice du The Magazine of Fantasy & Science Fiction, ainsi que le prix Locus du meilleur roman court 1992 pour la nouvelle La Galerie de ses rêves (The Gallery of His Dreams) et du meilleur essai. Elle écrit de nombreuses nouvelles de science-fiction et de fantastique avant de se lancer dans la fantasy avec son grand cycle des Fey. Elle vit avec son mari, l’écrivain Dean Wesley Smith, dans les montagnes de l’Oregon.
« La route de tous les dangers » est le point de départ d’une série avec le personnage de Smokey Dalton.

R.J. Ellory – Papillon de nuit

Ce livre patientait dans ma PAL, avec un flegme tout britannique, depuis le salon de Toulouse 2015. Une récente interview de l’auteur à Lyon par mon ami Yvan, l’a rappelé à mon bon souvenir. Et ça valait le coup, bon sang !

Au début des années 50, au bord d’un lac de Caroline du sud, la rencontre de deux jeunes garçons, Daniel le blanc et Nathan le noir, et le partage d’un sandwich au jambon cuit « le meilleur jambon cuit de ce côté ci de la frontière avec la Géorgie » va sceller une amitié qui, malgré les obstacles, ne se démentira pas durant les années, jusqu’à l’issue fatale.

Prison de Sumter, trente ans plus tard…
Daniel Ford est dans le couloir de la mort depuis 12 ans, déclaré coupable d’avoir assassiné son ami noir Nathan Verney. Le 5 octobre, on lui annonce que la date de son exécution est fixée au 11 novembre.

« Trente-six ans, et certains jours j’ai encore l’impression d’être un enfant.
L’enfant que j’étais quand j’ai rencontré Nathan Verney au bord du lac Marion, à proximité de Greenleaf, en Caroline du Sud.
Accompagnez-moi, car même si je marche lentement, je n’aime pas marcher seul.
Pour moi, au moins pour moi, ces pas si silencieux seront les plus longs et les derniers. »

Trente-six jours, le temps de faire un point sur les trente-six années qu’aura duré sa courte vie. Durant ces cinq semaines, il va recevoir de nombreuses visites du Père John  Rousseau. Plus que le salut de son âme, le Père Rousseau semble davantage intéressé par l’histoire de Daniel, et le presse de questions, lui intimant de raconter son histoire dans les moindres détails.
Ces conversations qui ponctuent les dernières semaines de sa vie, Daniel les attend comme une parenthèse, un moment de paix dans la dureté de ce monde carcéral. Nous revivons, au travers de ses souvenirs, presque vingt ans de l’histoire Américaine, du Ku Klux Klan, et le début de la lutte des noirs pour leur droits civiques, des assassinats de John Kennedy, de Martin Luther King et de Robert Kennedy, jusqu’au traumatisme que représenta pour une génération la guerre du Viêt-Nam.
Cette période animée voit l’émergence de la libération sexuelle, l’apparition des drogues, d’une nouvelle culture.

Les personnages sont d’une réelle épaisseur : Daniel et Nathan bien sûr, si proches et en même temps si différents. Caroline Lanafeuille et Linny Goldbourne, les deux visages féminins de la vie de Daniel. Les deux personnages de gardiens, aux personnalités diamétralement opposées : M. Timmons aussi humain que le lui permet sa fonction, et M. West dont le sadisme et la cruauté atteignent des sommets. Le Père John Rousseau, charitable et empathique, est le pilier sur lequel Daniel pourra s’appuyer pour aller vers sa fin sans faiblesse.

« M. Timmons est gardien dans le couloir de la mort, il fait son boulot, il obéit aux règles, et il laisse ces questions d’innocence et de culpabilité au gouverneur et au petit Jésus. Il n’est pas censé prendre de telles décisions, il n’est pas payé pour ça. Alors il ne le fait pas.
C’est plus simple ainsi.
M. West, c’est une autre histoire. Certains types ici croient qu’il n’est pas né de parents humains. Certains types ici croient qu’il a été engendré dans un bouillon de culture au MIT ou quelque chose du genre, au cours d’une expérience dont le but était de créer un corps sans cœur ni âme ni grand-chose d’autre. C’est un homme sombre. Il a des choses à cacher, de nombreuses choses, semble-t-il, et il les cache dans les ombres que dissimulent ses yeux et ses paroles, et dans l’arc que décrit son bras quand il abat sa matraque sur votre tête, vos doigts, votre dos. »

L’auteur dépeint de façon poignante la déshumanisation du monde carcéral, et la torture morale que représente l’attente d’une mort annoncée. C’est un véritable réquisitoire contre la peine capitale. C’est également une vision très critique du monde politique de l’époque, entre scandales et complots, et de la guerre du Viêt-Nam, au travers de l’évocation du massacre de My-Lai.

Il déclarait lors d’une récente interview, à propos de ce titre : « J’ai été très content quand lors de sa sortie, il a été chroniqué et les gens disaient : c’est son premier bouquin et il est vraiment bon. Comme s’ils s’attendaient à ce qu’un premier roman ne soit pas bon… »

Pour ce premier roman, publié en Grande Bretagne en 2003 l’auteur fait preuve d’une maturité étonnante et d’un talent avéré. Il présente avec beaucoup de finesse l’histoire récente des  Etats-Unis, et porte un regard que l’on devine un peu nostalgique, sur cette époque à tous points de vue foisonnante, et vraiment agitée d’un point de vue politique.

Ce n’est pas vraiment un roman policier, l’intrigue est relativement simple. La question de la culpabilité de Daniel, d’un intérêt certain, n’est pas le sujet essentiel du livre. La force de ce roman tient plutôt à l’émotion qui s’en dégage, au travers des rapports humains entre tous les protagonistes, aux prises avec leur propre histoire, leurs propres choix, et l’Histoire, avec un grand H. C’est un roman sur l’amitié, l’amour, la perte et la trahison.

Je n’irai pas jusqu’à dire que ce roman est génial ou que c’est un chef d’œuvre, termes bien souvent galvaudés et que je vois fleurir ici et là sur les blogs et réseaux sociaux à propos de tel ou tel roman. Ce roman est tout simplement très bon, excellent même… Et si j’ose la comparaison cinématographique, c’est une mise en scène absolument maîtrisée et un scénario sans faille, avec une tension dramatique permanente, servis par une distribution impeccable, depuis les premiers jusqu’aux seconds rôles.

Et si je peux me permettre, allez le voir, euh, pardon… le lire sans tarder

Éditions Sonatine, 2015. 

4ème de couv :

Après l’assassinat de John Kennedy, tout a changé aux États-Unis. La société est devenue plus violente, la musique plus forte, les drogues plus puissantes que jamais. L’Amérique a compris qu’il n’y avait plus un chef, un leader du pouvoir exécutif, mais une puissance invisible. Et si celle-ci pouvait éliminer leur président en plein jour, c’est qu’elle avait tous les pouvoirs.
C’est dans cette Amérique en crise que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Vernet, son meilleur ami.
Nous sommes maintenant en 1982 et Daniel est dans le couloir de la mort. Quelques heures avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air. Et que la politique et l’histoire des sixties ne sont pas qu’une simple toile de fond dans la vie de Daniel, peut-être lui aussi victime de la folie de son temps.

Publié en 2003 outre-Manche, Papillon de nuit est le premier roman de R.J. Ellory. Récit d’un meurtre, d’une passion, d’une folie, il nous offre une histoire aussi agitée que les années soixante.

L’auteur:

R.J. Ellory, auteur anglais est né en 1965. Après l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rhythm and blues, avant de se tourner vers la photographie. Après Seul le silence, Vendetta, Les Anonymes, Les Anges de New York et Mauvaise étoile, Papillon de nuit est son sixième roman publié en France par Sonatine Éditions.
Est paru en octobre 2016, toujours chez Sonatine, son septième roman : « Un coeur sombre ».

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