Jean-Luc Bizien – Le berceau des ténèbres

Après son dernier voyage mouvementé en Corée du Nord, Seth Ballahan est revenu à New York, où il coule des jours tranquilles, entre son travail de rédacteur en chef du journal et sa famille. A Little Italy et Chinatown, des enfants disparaissent, enlevés en plein jour, sans laisser de traces. Le NYPD ne semble pas très concerné par ces enlèvements. Seth, quant à lui,  pressent que ces disparitions pourraient donner matière à un article. Le naturel du journaliste reprend vite le dessus et, il commence à mettre en branle son réseau d’informateurs pour mener sa propre enquête.

Contrairement à la police, le vieux parrain de la mafia italienne, Vito Del Piero, et son homologue Wang, de la triade chinoise, prennent ces disparitions très au sérieux. Il pourrait s’agir de trafic d’enfants. A l’approche de Noël, la psychose qui pourrait en découler serait sans aucun doute néfaste pour leur business. Ils confient donc à leurs hommes de main la recherche des enfants disparus et la capture de leur ravisseur.
Ces « porte-flingues » n’étant clairement pas formés à ce travail d’investigation, Monsieur Wang, le parrain chinois fait appel au transfuge Paik Dong-Soo, ex-officier du renseignement en Corée du Nord, qui paraît être la personne la plus adaptée à la situation.

Ce que le parrain ignore, c’est que Dong-Soo n’est plus que l’ombre du brillant officier qui est arrivé aux Etats-Unis. Orphelin de son ancien monde et incapable de s’adapter à sa nouvelle vie, il a sombré dans la dépression. Sale et obèse, il passe le plus clair de son temps dans son canapé, dans un laisser-aller suicidaire.
« Paik Dong-Soo eut une moue écœurée en avisant son reflet dans le miroir de la salle de bains. Des cernes violacés soulignaient ses paupières, ses yeux creusaient deux cicatrices noires sur son visage. Sa peau était fripée et terne, ses cheveux longs atteindraient bientôt ses épaules. Pire encore : ses joues bouffies étaient couvertes d’une barbe épaisse, une broussaille de poils qui le transformait en caricature de primate. Pour un peu, il se serait cru de retour en Section 49. »

Il est tout d’abord réticent, mais comme le sort d’enfants est en jeu, il va accepter la mission. Les semaines qui suivent le voient s’astreindre à un entraînement forcené pour se remettre en condition physique et mentale pour être en mesure de remplir la mission qu’on lui a confiée.
Une fois lancé dans la chasse aux indics, les méthodes, plutôt extrêmes, qu’il employait en Corée du Nord vont rapidement porter leur fruits, et dessiner une première esquisse du suspect. Il se fait appeler The Ace, on ne sait si c’est un homme ou une femme, nul ne l’a jamais vraiment vu.  Son identité donne lieu à toutes sortes de spéculations et de fantasmes.
 « Certains disent que c’est un homme, d’autres jurent que c’est une femme. Il apparaît et disparaît, à la manière d’un fantôme. Les gens qui ont entendu sa voix sont incapables de la décrire. Ils disent que c’est un mélange entre une voix d’enfant… et la plainte d’un animal à l’agonie. Quelque chose de doux et grinçant à la fois. »
Au travers de la recherche du kidnappeur se joue également une lutte d’influence entre les deux parrains, chacun voulant s’attribuer le mérite de sa capture.
Seth et Dong-Soo enquêtent séparément, sans rien savoir de l’implication de l’autre. Mais quand leurs recherches les mettent en contact, ils vont comme par le passé, travailler ensemble. Ce qui n’est pas sans poser à Seth quelques problèmes de conscience, car Dong-Soo ne s’embarrasse pas de considérations éthiques pour faire parler ses témoins.

Dès le prologue et le premier chapitre, on entre de plain-pied dans l’action : le lecteur est mis en condition pour plonger dans ce que sera cette histoire, un condensé de violence, de terreur et de douleur.
« Au dessus de moi, le géant se redresse. Je tremble. Mon crâne me fait mal et je voudrais sangloter pour chasser la douleur, mais le monstre me fait trop peur. Je n’ose relever la tête et je ne distingue, à travers le rideau de mes larmes, que sa silhouette massive. Il émet un grognement et je devine la moue écœurée qui prend naissance sur son visage aux traits épais.
L’ogre me regarde un moment en silence, puis il secoue le menton de droite et de gauche avant de libérer un ricanement.
– Regarde-toi ! Tu n’es qu’une pathétique petite merde. Une sale pourriture de gosse, lâche et geignard… »

Jean-Luc Bizien déroule  son histoire comme un film, en une succession de courts plans-séquences, chacun consacré aux différents personnages du roman. Les personnages, parlons-en, justement ! Ils sont nombreux, bien dessinés, depuis nos deux héros, jusqu’aux truands italiens, ou chinois, ou même les personnages de cette cour des miracles qui peuple les souterrains oubliés de la ville. On pourrait craindre de « s’emmêler les crayons » dans toute cette cohorte de personnages, mais non. Ils sont tous clairement identifiés et intégrés à l’histoire. Le découpage et l’articulation de tous ces plans, bien agencés au service d’un scénario bien construit, donnent au récit une dynamique naturelle, qui nous pousse toujours plus avant vers le dénouement.
Comme le dit si justement Bernard Minier, c’est « un putain de page-turner, impossible à lâcher ».

La force de ce roman tient également à la psychologie très travaillée de ses personnages : Seth Ballahan en journaliste obstiné et risque-tout, tiraillé entre son métier de journaliste et le souci de sa famille, Paik Dong-Soo en vengeur mutique, avare de démonstrations futiles, mais d’une redoutable efficacité. Tous deux sont prêts à tout dès que leurs proches sont menacés. Et puis, il y a The Ace, un vrai méchant comme on en fait peu, d’une froide cruauté, d’une intelligence redoutable et d’une imagination fertile dans les sévices qu’il inflige à ses victimes.
« Le loup-garou des souterrains était sûr de sa victoire, sûr de la terreur qu’il inspirait. Il souriait toujours plus, dévoilant une dentition de prédateur. L’intrus était grand, solide… Il devait être lourd. Et probablement trop lent. Il s’accorda encore deux pas, avant de lancer son attaque. »

Les descriptions des quartiers pittoresques de Little Italy et de Chinatown, et la visite des souterrains désaffectés de l’ancien métro de New York donnent au récit une ambiance toute particulière. L’auteur apporte aussi des informations particulièrement intéressantes du point de vue de la médecine légale, notamment sur l’ADN et ses particularités, mais chut… Je n’en dirai pas plus.
En forme de clin d’œil, la présence de Joshua Brolin, le profileur de Portland, Oregon. Il m’a bien fallu quelques chapitres pour percuter et enfin me souvenir : où ai-je déjà vu ce nom ???  
– Bon sang, mais c’est bien sûr !!!   « L’âme du mal », de Maxime Chattam, lu il y a plus de 10 ans…

L’écriture très fluide, le sens du rythme et de la narration sont parfaitement maîtrisés pour nous donner un thriller tout à fait captivant et  je le répète, « impossible à lâcher ».
Un excellent moment de lecture, 480 pages avalées en un rien de temps, que je pourrais résumer en  deux mots : terriblement efficace.
A lire de toute urgence.

Éditions Toucan Noir, 2015

4ème de couv :

le-berceau-des-tenebres-653827Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entraîné, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse.
Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein Chinatown, les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au coeur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent.
Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent…

L’auteur :
Jean-Luc Bizien est né en 1963 à Pnom-Penh. Très jeune, il découvre la bande dessinée et le cinéma.
Il débute dans le Jeu de rôle avec Hurlements (1989), puis Chimères (1994, Prix Casus Belli dans les catégories « Meilleure création française » et « Meilleur jeu de l’année »)
Depuis, il écrit dans tous les genres, passant avec bonheur de la littérature blanche (Marie Joly, éditions Sabine Wespieser, 2004) au thriller, de la jeunesse à la fantasy.

Plus de deux millions cinq cent mille exemplaires de ses livres-jeux (collections « Vivez l’Aventure » et « 50 surprises ») ont été vendus par les éditions Gründ, pour lesquelles il a créé la série Justin Case.

Travailleur insatiable, il vient d’achever avec ce roman La Trilogie des ténèbres pour les éditions du Toucan, poursuit la série La Cour des miracles chez 10-18, songe à une nouvelle série de thrillers historiques et rêve d’écrire un roman dont l’action se déroulerait en Corse, où il vit aujourd’hui.

Ce dernier roman « Le berceau des ténèbres », vient de se voir récompensé du prix « Sang d’encre 2016 » au Salon du Polar de Vienne.

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Jean-Luc Bizien – L’évangile des ténèbres

Seth Ballahan, ex-grand reporter, placardisé dans un quotidien régional du New Jersey, apprend qu’un de ses collaborateurs, le jeune Michael Wong, se retrouve coincé en Corée du Nord, où il était parti faire un reportage sur les filières d’évasion. Face à l’inertie de sa hiérarchie, Seth s’émeut de cette situation et obtient d’être envoyé sur place pour le retrouver, et le ramener s’il est encore en vie.

Dans ce pays, depuis quelque temps, sévit un tueur en série de la pire espèce. Sanguinaire et d’une cruauté sans bornes, il prélève un organe de ses victimes alors qu’elles sont encore en vie, et le dépose à un endroit donné, élément isolé d’un jeu de piste macabre.
« Il s’accroupit et marqua une pause, afin de s’assurer que personne ne traînait dans les parages. À quelques coudées en dessous de lui, les ténèbres noyaient la silhouette allongée dans l’herbe. Le chasseur descendit la pente avec précaution, attentif au moindre bruit.
À mesure qu’il avançait, il sentait monter en lui l’excitation. De la main, il palpa la besace qui pendait à son épaule. Tout y était : le sac hermétique, le coton, les antiseptiques. Dans la poche de sa veste, le poignard pesait lourd. Son contact était apaisant. Il s’agenouilla près du corps inerte et demeura un instant silencieux. Il détailla à loisir la nuque fine, les cheveux de jais, coupés courts, la ligne du menton, le dessin de l’oreille. Il parcourut les jambes longues, que l’on devinait sculpturales sous la toile du pantalon. Un instant, il fut sur le point de les caresser mais résista à la tentation.
Les paysannes lui faisaient toujours le même effet, il émanait de ces filles dressées dans les champs une animalité que l’on ne rencontrait jamais en ville…
Le chasseur prit une profonde inspiration.
Attendre, encore un peu. Retarder le moment. »

Le Lieutenant Paik Dong-Soo, brillant officier Nord-Coréen, en poste à la frontière au sud du pays, est convoqué à Pyongyang par sa hiérarchie.  Il se voit confier la mission d’enquêter sur ces crimes, et ce dans la plus grande discrétion. Dès ses premiers contacts avec les autres enquêteurs, et dès la première autopsie à laquelle il assiste, il se rend compte qu’on lui cache des éléments du dossier. En effet, cette affaire ne doit pas être ébruitée. Pensez donc ! Un tueur en série en Corée du Nord, le paradis communiste du Grand Leader Kim Jung Il… Une telle déviance n’est absolument pas imaginable ici et reconnaître son existence équivaudrait à se rabaisser au rang des États-Unis, l’ennemi capitaliste et décadent…
Paik Dong-Soo va donc reprendre point par point les éléments du dossier, pour essayer de trouver un point commun à ces meurtres et identifier le tueur qui semble prendre un malin plaisir à provoquer la police, et à éliminer l’une après l’autre les personnes impliquées dans l’enquête.

Parallèlement, nous suivons l’arrivée de Seth Ballahan en Corée du Nord. Bon américain pétri de son importance, il aurait tendance à froisser quelques susceptibilités locales. D’autant, que comme tous les visiteurs étrangers, il se trouve affublé d’un traducteur local, plutôt garde-chiourme que traducteur. Heureusement, son contact sur place, Suzan Chartier, une expatriée Canadienne qui travaille en Corée pour une ONG depuis quelques années, est là pour le tempérer et lui éviter de se faire trop vite repérer.
Au travers des histoires de Seth Ballahan, de son périple à la recherche de Michael, et de l’enquête de Paik Dong-Soo, l’auteur nous propose un voyage au cœur du pays le plus fermé de la planète. Dans cette dictature communiste, le culte de la personnalité est omniprésent et dès le plus jeune âge, les habitants subissent un véritable lavage de cerveau et sont conditionnés à la dévotion envers leur Grand Leader.

« Je sais ce que vous pensez, ajouta Suzan. Mais vous faites fausse route. Vous ne voyez de lui que l’image caricaturale d’un pantin s’agitant. Ici, on considère au contraire le Cher leader comme le cerveau parfait. Il semble naturel au peuple de le voir choisir la coupe des uniformes, monter des spectacles et diriger le pays. Il est omniscient et omnipotent, vous comprenez ? Le peuple croit dur comme fer que Kim Jong-Il est un génie d’essence divine, et qu’il suffit d’appliquer ses directives pour que tout réussisse. »

A la lecture des descriptions de la vie nocturne de la ville de Pyongyang, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ces images satellite prises de nuit où, parmi les pays environnants sous un halo lumineux, la Corée reste dans le noir, isolée de tout…

Sombre aussi est l’ambiance, particulièrement anxiogène, de ce thriller, qui reflète bien l’ambiance de ce pays si secret. Dans la capitale Pyongyang,  vitrine de ce régime totalitaire, se cache un pays délabré dont on ne connaît rien, ou presque. La ville est quadrillée d’avenues  où ne circule aucun véhicule, seulement des groupes de piétons. Il n’y a quasiment aucun éclairage urbain. Dans le quartier réservé aux étrangers, un supermarché rempli de produits que personne n’achète,  déambulent des clients aux sacs vides, des figurants censés donner le change aux visiteurs étrangers.
« En entrant dans la capitale, Seth eut le souffle coupé. Il s’attendait à une ville miteuse, une espèce de cimetière de béton – reproduction gigantesque des boardwalks du New Jersey…
Il en fut pour ses frais. Pyongyang était une collection de constructions pharaoniques. Dans le couchant, tandis que le ciel virait au rose, il aperçut des ponts monumentaux, des autoroutes suspendues, des pylônes de béton, des infrastructures incroyables… Mais à bien y regarder, il nota que la plupart des projets débouchaient sur le néant. Les autoroutes s’arrêtaient net, déversant le vide en pleine nature. Les artères n’étaient pas empruntées par des véhicules, mais seulement par des petits groupes de piétons.
Il songea au Truman Show, ce film visionnaire qui offrait à Jim Carrey un rôle sur mesure, emprisonné dans un vaste programme de télé-réalité.
« Une illusion, se dit-il. Un décor de cinéma, avec des milliers de figurants… »

Le récit, addictif, est articulé en chapitres courts, très rythmés et qui nous donnent une sensation d’urgence. Il alterne les points de vue des différents personnages de l’histoire. Les personnages principaux, Seth Ballahan, Michaël Wong, Suzan Chartier, Paik Dong-Soo, et « le chasseur » sont tous d’une réelle épaisseur. Paik Dong-Soo et le chasseur sont vraiment un niveau au-dessus des autres, et leur histoire se suffirait à elle-même pour constituer le roman, les premiers ne servant selon moi qu’à nous apporter un éclairage occidental sur ce pays, soumis à un régime absurde, oppressant et cauchemardesque, en un mot, kafkaïen.

La Corée du Nord peut d’ailleurs être considérée comme une entité  à part entière de ce roman, tant on ressent à chaque page le poids de  la méfiance et de la peur latente qui pèsent comme une chape de plomb sur ce pays  et ses habitants.  L’auteur nous en brosse un panorama saisissant, un véritable « voyage en terre inconnue ». C’est là à mon sens le véritable atout de ce roman, cette immersion, ce dépaysement total dans un monde que nous autres occidentaux avons bien du mal à imaginer, bien installés dans notre quotidien douillet.

J’ai refermé ce roman, un peu sonné, l’esprit encore marqué par la triste  condition du peuple de Corée du Nord. Et le mérite n’est pas mince pour l’auteur, d’avoir trouvé dans l’environnement géopolitique tellement sombre de ce pays, un excellent terreau pour y planter son intrigue, tout à fait instructive et absolument passionnante, qui m’a procuré un vrai bon moment de lecture.
En conclusion, c’est un roman que je ne peux que vous recommander.

Éditions du Toucan, 2011

 

Pour aller plus loin,  et prolonger votre voyage à Pyongyang, je vous invite à parcourir la galerie de photos de Michal Huniewicz, « Ostensiblement ordinaire » : Pyongyang »

http://www.m1key.me/photography/ostensibly_ordinary_pyongyang/

4ème de couv:

l-evangile-des-tenebres-Le Chasseur est un tueur sanguinaire, une bête fauve que l’odeur du sang et la souffrance de ses victimes assouvissent à peine. Il traque ses proies, frappe vite et fort. Il les torture, les mutile puis disparaît dans l’ombre en emportant d’abominables trophées. Qui est-il ? Que veut-il ? Nul ne le sait.
Et ils sont bien peu à se soucier de son existence, de ce côté de la frontière coréenne.
Au fin fond du New Jersey, Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien local, apprend que Michaël Wong – l’un de ses collaborateurs – se retrouve piégé en Corée du Nord. Michaël effectuait un reportage sur les filières d’évasion, quand une patrouille l’a surpris. On est sans nouvelles depuis…
Face au manque de réaction de sa hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong. Une lutte sans merci, par delà la haie de barbelés, au plus profond des ténèbres.

L’auteur:

BizienJean-Luc Bizien est né en 1963 à Pnom-Penh. Très jeune, il découvre la bande dessinée et le cinéma.

Il débute dans le Jeu de rôle avec Hurlements (1989), puis Chimères (1994, Prix Casus Belli dans les catégories « Meilleure création française » et « Meilleur jeu de l’année »)

Depuis, il écrit dans tous les genres, passant avec bonheur de la littérature blanche (Marie Joly, éditions Sabine Wespieser, 2004) au thriller, de la jeunesse à la fantasy.

Plus de deux millions cinq cent mille exemplaires de ses livres-jeux (collections « Vivez l’Aventure » et « 50 surprises ») ont été vendus par les éditions Gründ, pour lesquelles il a créé la série Justin Case.

Travailleur insatiable, il vient d’achever La Trilogie des ténèbres pour les éditions du Toucan, poursuit la série La Cour des miracles chez 10-18, songe à une nouvelle série de thrillers historiques et rêve d’écrire un roman dont l’action se déroulerait en Corse, où il vit aujourd’hui.