James Lee Burke – Creole belle

2010 – L’explosion d’une plate-forme pétrolière, la Deepwater Horizon, avait causé la marée noire la plus importante de l’histoire des Etats-Unis, et avait eu une influence désastreuse sur l’environnement et l’écosystème de cette région.

2012 – Dave Robicheaux, shérif de New Iberia, se remet à l’hôpital de blessures par balles qui ont failli lui être fatales. Il reçoit la visite de Tee Jolie Melton, une jeune chanteuse de blues, qui lui apporte un Ipod dans lequel elle a enregistré de la musique. Elle demande à Dave de rechercher sa jeune sœur Blue Melton qui a disparu.
Le problème, c’est que Tee Jolie a elle-même disparu plusieurs mois avant la visite qu’elle est censée avoir rendue à Dave, ce qui conduit ses proches à se demander si cette visite ne serait pas le délire d’un esprit sous morphine. Pourtant, l’Ipod est bien réel !

Son ami Clete se trouve confronté à un problème de chantage. Deux petits truands locaux, Waylon Grimes et Bix Golightly, lui réclament une vieille dette, qu’il avait pourtant déjà réglée et menacent de saisir tous ses biens, s’il ne paie pas. Fort opportunément, Bix Golightly est abattu quelque temps après.
« Un succube vivait dans sa poitrine, et ne lui laissait aucun répit. Il l’avait emporté avec lui depuis l’Irish Channel de La Nouvelle-Orléans jusqu’au Vietnam, aux bordels de Bangkok, aux ruelles du plaisir de Tokyo, et l’avait ramené avec lui. Dans l’esprit de Clete, il n’était pas digne de l’amour d’une femme bien, et il n’avait jamais été à la hauteur aux yeux de son père alcoolique, un laitier qui retournait sa colère et son mépris de soi-même contre son fils aîné perturbé et malheureux. »
Clete Purcel, alter ego de Dave, brûle la vie par les deux bouts, entre l’alcool et les femmes. Un autre souci va venir s’ajouter à son fardeau psychologique, déjà bien lourd : l’apparition dans sa vie de sa fille Gretchen Horowitz, jeune femme qui pourrait être la tueuse à gages qui a abattu Golightly.

On retrouve bientôt le cadavre dénudé de Blue, la jeune femme disparue, enchâssé dans une bloc de glace de la taille d’une baignoire, flottant sur le golfe. Elle a été shootée à l’héroïne, et à l’autopsie, on découvre dans sa bouche un petit ballon contenant un billet « ma sœur est vivante « .

Lors de son enquête, Dave est conduit à se mêler des affaires de personnes puissantes, riches et malveillantes, qui ne veulent pas voir leurs vilains secrets exposés à la lumière du jour. Il représente un danger à leurs yeux  et ça, ce n’est pas une bonne nouvelle pour lui. Il y a de gros intérêts en jeu, financiers et politiques. Il est question de marée noire, de faux tableaux, de traite d’êtres humains, d’esclavage (la location des détenus du pénitencier voisin), de trafic d’armes et de criminels de guerre nazis.
Cette enquête n’est pas de tout repos pour Dave, qui en plus de ses blessures, commence à ressentir, comme Clete, le poids des ans. Les héros sont fatigués, mais avec l’aide d’Alafair la fille de Dave, et Gretchen, ils trouvent en eux la force de faire face, et rendent coup pour coup, avec quelle violence !

Les personnages ont tous une formidable épaisseur, au service d’une intrigue complexe, mais bien articulée, contée d’une très belle plume qui sait parfois se faire moins sombre, plus légère et se teinte de quelques touches d’humour.
Ce qui est intéressant à voir dans Creole Belle, c’est à quel point Dave et Clete ont leur mortalité aussi présente à l’esprit, symbolisée par le vieux bateau à aubes du XIXème, qui glisse sur le bayou et que Dave est le seul à voir. L’auteur a pris la décision, il y a déjà longtemps, de les faire vieillir, au rythme de ses écrits. En leur permettant de vivre, de se développer et d’évoluer, il nous offre ses romans comme autant de tranches de vie, d’instantanés de l’Amérique à différentes époques. Pour autant, Burke n’est plus un jeune homme, et leurs préoccupations reflètent bien sûrement les siennes.

Une des grandes forces de l’œuvre de Burke, au-delà de la qualité de son écriture, a toujours été l’atmosphère qui baigne ses romans, la peinture très poétique de la Nouvelle-Orléans et des bayous.
« L’air qui montait de l’eau était frais, merveilleux, et la lumière aussi douce que du pollen sur les branches au-dessus de nos têtes. Il n’y avait aucun bruit sur le bayou, pas même celui du pont à bascule sur Burke Street. Molly m’a pris la main sans un mot, et nous avons regardé les brèmes manger dans les nénuphars, qui viraient au marron et se recourbaient légèrement sur les bords. Je me suis demandé combien de semaines il nous restait avant l’arrivée des jours gris et pluvieux de l’hiver en Louisiane, qui dénude les chênes d’eau et les pacaniers, et barbouille les fenêtres d’une bruine aussi humide et froide que des infiltrations dans une tombe. »

James Lee Burke a souvent été comparé à Faulkner ou à Zola. Il est connu pour son exploration de la nature de l’homme, de la lutte du bien et du mal, de la souffrance, de la pénitence et du pardon.
Ses romans voient toujours plus loin que le mécanisme de l’intrigue criminelle : le vrai sujet, comme chez Zola, est la condition humaine, vue dans chaque strate de la société.

Je trouve à ce récit, malgré le « happy end », un pessimisme latent, un côté un peu crépusculaire, comme si Dave se préparait à nous faire ses adieux. Il est pour moi un roman des plus puissants et des plus ambitieux, plein de pertinence sur l’Amérique d’aujourd’hui.

Un magnifique roman, à ne pas manquer !

Éditions Rivages/Thriller, 2014

4ème de couv :

Creole belle 2Dave Robicheaux se remet de ses blessures dans une unité de soins de La Nouvelle-Orléans, où il reçoit la visite d’une jeune femme, Tee Jolie Melton. Cette dernière lui laisse, sur un iPod, le blues « My Creole Belle ». Une chanson qui finit par l’obséder. Mais dans cette atmosphère languissante baignée de morphine, et avec tous les démons qui plus que jamais l’accompagnent, Dave nourrit des doutes : sa rencontre avec Tee Jolie est-elle bien réelle ou l’a-t-il rêvée ? Car Dave découvre que Tee Jolie est censée avoir disparu depuis des mois. Aussi, lorsque sa jeune sœur Blue est retrouvée morte, Dave décide de partir à sa recherche. Une enquête éprouvante, au point que son vieil ami Clete Purcel, lui-même à la limite de la rupture, se met à craindre pour sa santé mentale…

L’auteur :

bk1glass10  James Lee Burke, author, THE GLASS RAINBOW. Photo credit: Frank Veronsky for Simon & Shuster

bk1glass10 James Lee Burke, author, THE GLASS RAINBOW. Photo credit: Frank Veronsky for Simon & Shuster

James Lee Burke est né à Houston (Texas) le 5 décembre 1936. Deux fois récompensé par l’Edgar, couronné Grand Master par les Mystery Writers of America, lauréat en France du Grand Prix de littérature policière (1992) et deux fois du Prix Mystère de la Critique (1992 et 2009), James Lee Burke est le père du célèbre policier louisianais Dave Robicheaux.
Sa bibliographie complète ici:
http://www.payot-rivages.net/index.php?id=7&infosauteur=Burke%2C+James+Lee

 

James Lee Burke – L’arc en ciel de verre

Larc-en-ciel_de_verre4ème de couv.

De retour à New Iberia, Dave Robicheaux est entraîné dans une enquête déchirante sur le meurtre de sept jeunes femmes. Alors que tout semble indiquer la piste d’un serial killer, la mort d’une étudiante, bien différente des marginales habituellement prises pour cible par les tueurs de femmes, l’intrigue. Robicheaux et son ami Clete s’en prennent aussitôt à Herman Stanga, maquereau et dealer notoire. La confrontation tourne à la bagarre devant témoins, ce qui place Clete dans une situation d’autant plus délicate que Stanga est à son tour assassiné. Dans le même temps, Alafair, la fille adoptive de Dave Robicheaux, est séduite par un écrivain issu d’un clan bien connu de Louisiane, des gens corrompus et manipulateurs qui font craindre le pire à Dave. Mais Alafair ne veut rien savoir et commence à s’éloigner de son père…

 

Ce que j’en pense :

« Les héros sont fatigués ». Ainsi pourrait être le titre du 18ème roman de la série consacrée à Dave Robicheaux. Dans ce 18ème roman mettant en scène les deux compères, Dave et Clete se trouvent aux prises avec une famille de riches propriétaires, descendants d’une lignée de marchands d’esclaves, impliquée dans la disparition et le meurtre de 7 jeunes femmes.

Lors de son enquête, Dave est amené à interroger Kermit Abelard, dernier rejeton d’une riche famille, par ailleurs petit ami de sa fille Alafair, liaison que Dave ne voit pas d’un très bon œil. Nouveauté dans ce roman, la place importante qu’occupe Alafair, la fille adoptive de Dave, maintenant adulte et apprentie romancière au talent prometteur, au centre du tourbillon que génèrent Kermit Abelard, son petit ami, et Robert Weingart, auteur à succès tout juste sorti de prison et à la personnalité trouble. Alafair, qui  pourrait se trouver sur la route du tueur en série fou et pervers, et Dave devra se salir les mains de manière à sauver ceux qu’il sait innocents, et protéger ceux qu’il aime.

Il s’avère que Dave n’est pas seulement à la poursuite d’un violeur et d’un criminel en série, mais de quelqu’un qui paraît se situer à un niveau supérieur, quelqu’un qui n’a aucun problème pour engager des professionnels du « nettoyage », capables de  s’en prendre à un policier de province et à ses proches. Quelqu’un qui semble savoir exactement comment il fonctionne et assez tordu pour lui tendre un piège, dans lequel il va tomber.

Au cours de ses investigations, alors qu’il est pris pour cible par des inconnus lors d’une fusillade, il en tue un et blesse gravement un autre. Mais une fois signalés les évènements aux autorités, on ne retrouve sur place aucun élément permettant de corroborer sa version, ni cadavres, ni véhicules criblés de balles. Ce qui conduit certains à douter de la santé mentale de Dave.

On a l’impression d’avoir lu cent fois cette histoire, mais James Lee Burke possède un talent de conteur hors-pair, qui réussit à nous captiver tout de même et nous rendre accros à ses personnages, Dave et Clete, héros vieillissants et fatigués, les « Bobbsey Twins des homicides », dinosaures d’une époque révolue, mais toujours animés par leur soif de justice, dussent-ils pour cela se mettre un peu en marge de la loi qu’ils sont chargés de faire respecter. Ce talent de conteur qui lui permet, avec les mêmes ingrédients de proposer à chaque fois un menu différent et toujours aussi savoureux.

Il serait dommage de cantonner Burke seulement dans son rôle d’ auteur de romans policiers, c’est aussi un grand romancier, un des plus grands écrivains américains de notre temps. Il a une connaissance aigüe de l’ âmee humaine, du mal et du bien qu’elle porte en elle. C’est aussi un amoureux de la nature et ses descriptions de sa chère Louisiane, d’une poésie et d’un lyrisme incomparables, nous la montrent sans artifices, de la beauté de ses paysages luxuriants et sauvages jusqu’aux cicatrices qu’elle porte en elle, blessures causées aussi bien par les caprices de la nature que par l’avidité toujours plus grande des hommes et la corruption qui ont conduit à tant de ravages sur toute cette beauté.

A ce propos, l’évocation du père de Dave, « Big Aldous Robicheaux », disparu dans l’explosion d’une plateforme de forage, n’est pas sans rappeler celle de Deepwater Horizon, survenue en 2010, année même de la parution du livre, tristement prémonitoire dans ce cas.

« Certains dommages dus à l’ouragan Rita étaient encore visibles : des fondations de béton dans un camp vide, une automobile coincée la tête en bas dans un ravin, les vestiges de maisons que des bulldozers avaient poussé en tas aussi hauts que de petites pyramides ; les ossements de bestiaux noyés par dizaines de milliers, parfois au deuxième étage des maisons ou sur le toit des fermes. Mais je fus surtout frappé par l’élasticité des terres en bord de l’eau, par l’herbe-scie qui s’étendait aussi loin que portait le regard, par les tertres couverts d’eucalyptus, de plaqueminiers, de micocouliers, de chênes, par les mouettes et les pélicans bruns voguant au-dessus de l’estuaire d’une rivière d’eau douce qui se jetait dans le golfe. En des instants pareils, je savais que la Louisiane était toujours un lieu magique, pas très différente de ce qu’elle était quand Jim Bowie et son associé, le pirate Jean Lafitte, faisaient entrer illégalement des esclaves aux Etats-Unis et les gardaient dans des baraquements spéciaux, parfois très près de l’endroit où je me tenais. Quiconque doute de ce que je viens de dire peut visiter une île à l’extrémité sud de cette paroisse-là, et il trouvera peut-être certains des ossements pour lesquels elle est réputée. Les crânes, les vertèbres, les cages thoraciques et les fémurs blanchis dans le sable appartenaient à une cargaison d’esclaves abandonnés par un capitaine kidnappeur qui les a livrés à la faim quand il a craint d’être pris. La Louisiane est un poème, mais, comme dans l’épopée homérique, il ne faut pas en examiner les héros de trop près. »

Sur le plan de l’écriture, on peut dire que Burke est au sommet de son art, même s’il persiste une impression de déjà vu au sujet de l’intrigue. Il ne lésine pas sur les éléments surnaturels, sa marque de fabrique. On retrouve l’atmosphère de son roman « Dans la brume électrique avec les morts confédérés ». Dave a des visions d’un bateau à aubes fantôme sur le bayou, qu’il interprète comme annonciateur de sa mort prochaine.

«  J’avais d’eux des visions que je n’essaie jamais d’expliquer aux autres. Il m’arrivait d’entendre parfois des gémissements, des cris, le bruit d’une mousquetade dans la brume, car les soldats de l’Union qui avaient traversé l’Acadiane étaient lâchés sur la population civile pour donner une leçon de terreur… » «La solennité bucolique des tombes de la guerre civile est loin de suggérer la réalité de la guerre, ni les épreuves et la souffrance dans lesquelles vit et meurt un soldat. » 

L’ambiance de ce roman, crépusculaire et désenchantée, les visions de Dave, les fréquentes références à leur mort qui émaillent le roman sonnent un peu comme le chant du cygne de nos deux héros et donnent à penser que nous suivons là une des dernières aventures de Dave Robicheaux et de son alter ego Clete Purcell.

Les dernières pages, apocalyptiques, de l’Arc en ciel de verre, empreintes d’une grande émotion, sont révélatrices de la force de l’amitié qui lie ces deux hommes, un lien quasiment fraternel.
« J’entendis la roue à aubes s’animer à la proue, aspergeant l’air de ses éclaboussures. Puis je vis Clete émerger de la brume sur le rivage, le visage exsangue, les vêtements tachés de boue, zébrés d’eau. Il tituba sur la passerelle, comme un ivrogne irascible en train de gâcher une fête, me prenant dans ses bras, bloquant ses mains derrière mon dos, me ramenant vers la rive. Sa bouche était pressée contre un côté de ma tête, et j’entendais sa voix rauque à quelques centimètres de mon oreille. « Tu ne peux pas partir, Belle Mèche. Les Bobbsey Twins de l’homicide sont éternels. »
Et pour nous faire patienter jusqu’au prochain roman, Burke ajoute à son tableau une dernière touche, mystérieuse, et …  fondu au noir.

Éditions Payot & Rivages/ Thriller, 2013

James Lee Burke – Swan Peak

Burke4ème de couv.
Dave Robicheaux, son épouse Molly et son ami Clete Purcel tentent d’oublier le traumatisme de Katrina en s’immergeant dans la nature somptueuse et sauvage du Montana. Alors qu’il pêche tranquillement, Clete est pris à partie par deux individus qui l’ont reconnu à cause d’une sordide affaire pourtant très ancienne. Ces hommes aux manières brutales et au passé trouble travaillent pour un riche entrepreneur extrêmement déplaisant. Bientôt, une ambiance malsaine s’installe, et d’horribles faits divers se produisent…

Ce que j’en pense:

C’est le 17ème roman de la série consacrée à Dave Robicheaux.
« Ils ne reconstruiront pas la ville où j’ai grandi. Ils ne savent pas comment faire. Ils n’étaient pas là. A cette époque, chaque jour était une fête. Et je ne parle pas des fanfares ni des gens qui se soûlaient sur leurs balcons. Ça tenait à la façon dont on se réveillait chaque matin. Tout était vert et doré et les chênes étaient remplis d’oiseaux. »
Ces quelques mots suffisent à nous éclairer sur l’état d’esprit de Dave et Cletus au début de ce roman.

Laissant derrière eux le souvenir de l’ouragan Katrina et de leur chère Louisiane dévastée, Dave, et Cletus sont partis dans le Montana, à l’invitation de leur ami Albert Hollister. Mais il n’est pas dit que Burke permette à ces deux personnages de vivre dans un monde pacifique, et il ne faut pas longtemps avant qu’ils ne se trouvent impliqués dans une enquête sur le meurtre sauvage de deux étudiants, à un jet de pierre de leur chalet de vacances.

Comme toujours, Clete est un aimant naturel pour les ennuis, qui vont arriver sans tarder. Dans une galerie de personnages hauts en couleurs, un riche magnat du pétrole, son frère infirme et défiguré et sa magnifique femme, un prédicateur déviant sexuel, un prisonnier évadé, ancienne gloire du country, et un gardien de prison du Texas, il n’a que l’embarras du choix.

Burke nous concocte une intrigue savamment menée, dans laquelle Dave et Clete vont se retrouver confrontés aux fantômes de leur passé commun, dans les bayous de Louisiane. Au cœur de la tourmente se trouve Clete, qui ne peut se débarrasser de la sensation d’être hanté par ces fantômes- dont celui de Sally Dio, un chef mafieux pour qui il a travaillé et qu’il a tué il y a des années.  Et ils portent toujours en eux ce bouillonnement de violence contenue, qui ne demande qu’à se déchaîner, pour la défense des plus faibles.

Situé dans les paysages grandioses et fascinants du Montana que Burke dépeint avec enthousiasme, dévoilant sa beauté et ses cicatrices, Swan Peak est l’histoire de vieilles amours, d’anciennes rancunes et d’anciens crimes qui refont surface.

Une histoire de meurtre, de désespoir, de vanité, d’autodestruction et de lamentation pour un mode de vie révolu dans un Ouest perdu.
Mais c’est aussi une histoire d’amour, d’espoir en des rêves fragiles, surmontant le passé et ses ombres, et où le pouvoir de la rédemption, bien qu’elle paraisse souvent précaire, n’est pas toujours inaccessible.

Et si l’ambiance du bayou manquera aux fidèles de Robicheaux, ils ne perdront rien à prendre la route vers l’Ouest avec Dave et Clete.
L’écriture de Burke, son empathie avec les personnages, la profondeur psychologique qu’il donne à chacun d’eux, combinée à sa capacité à vous transporter dans des paysages grandioses, dépeints avec tellement de lyrisme, d’amour et de passion confirme, si besoin était, sa position parmi les meilleurs écrivains américains.

 

james-lee-burke,M37207L’auteur :
James Lee Burke (né en 1936 à Houston) est un écrivain Américain de romans policiers, particulièrement connu pour sa série mettant en scène Dave Robicheaux.
Burke naît au Texas et passe son enfance sur la côte entre le Texas et la Louisiane. Il suit ses études à la Southwestern Louisiana Institute ainsi qu’à l’Université du Missouri d’où il sort diplômé.
Il a ensuite pratiqué plusieurs métiers (dans l’industrie du pétrole, comme journaliste ou comme assistant social).
Actuellement Burke et sa femme Pearl partagent leur temps entre l’État du Montana et la Louisiane.
(Source Wikipédia)
Outre ses romans, James Lee Burke continue d’écrire des nouvelles qui paraissent dans les magazines les plus prestigieux, et depuis ses débuts difficiles des années 70, les comparaisons les plus élogieuses ont été faites par les critiques, tant en France qu’aux États-Unis, souvent l’auteur s’est vu surnommer le « Graham Greene des bayous » ou le « Faulkner du crime ».