Sandrine Roy – Pas de printemps pour Éli

On retrouve dans ce roman Éli et  Lynwood, personnages du roman précédent (cf. Lynwood Miller). Après un séjour de quelques mois au Centre Recouvrance, en une sorte de retraite destinée à soigner ses blessures morales, Éli s’est retirée dans les Pyrénées, en compagnie de Lynwood. Là, ils peuvent enfin profiter l’un de l’autre.

Un coup de fil en provenance du Texas va troubler leur douce quiétude. Le père de Lynwood est décédé et il doit retourner au Texas pour les obsèques. Éli ne veut pas le laisser seul, et insiste pour faire le voyage avec lui, malgré ses phobies. Arrivé au Texas, Lynwood, présumé mort depuis plus de 20 ans, se présente comme un ami de James, son frère. Éli, de son côté, arrive à tisser un lien privilégié avec Meriwether, le fils de James. Cet enfant autiste qui refusait tout contact physique, s’ouvre complètement en sa présence. Les capacités extraordinaires d’Éli  charment littéralement toute la famille et les employés du ranch.
« Les employés du ranch étaient agglutinés derrière les barrières, applaudissant un stupéfiant spectacle. Éli, en robe d’été, montait l’immense Sparkle qu’elle guidait à l’aide d’une simple bride et de ses jambes nues qui enserraient ses flancs. Meri, planté au beau milieu du champ, très excité, frappait dans ses mains en poussant de grands cris, suivant l’évolution du cheval et de sa cavalière qui enchaînaient les cercles autour de lui. L’enfant arborait un visage radieux, fasciné par les mouvements circulaires de Sparkle qui tournait avec grâce. »

Le lendemain des obsèques, James reçoit une enveloppe contenant des photos de Meriwether, vraisemblablement prises pendant la cérémonie funèbre.
Ces photos sont accompagnées d’une simple phrase lapidaire : « ANGELO COSTA DOIT ÊTRE ACQUITTÉ ». Il s’avère que Meriwether a été enlevé du centre spécialisé où il est placé.
Angelo Costa, parrain local impliqué dans divers trafic d’armes, doit prochainement être jugé au tribunal d’Abilene, dans un procès que doit présider James. A partir de ce moment-là, Lynwood, va redevenir John Callaway, ancien des Forces spéciales. Avec l’aide de Paul Smith, un employé de James, et des dons très particuliers d’Éli, ils vont tout faire pour rendre Meriwether à sa famille.

J’avais déjà beaucoup apprécié « Lynwood Miller », le premier ouvrage de l’auteure, et j’étais impatient de découvrir quelles perspectives elle allait donner à ses personnages. Je n’ai pas été déçu, Sandrine Roy nous offre un thriller différent, d’ailleurs la couverture nous prévient : « roman policier, mais pas que… ». C’est effectivement le cas. Lynwood Miller, alias John Callaway, ancien des Forces spéciales vit avec Éli une histoire d’amour extraordinaire : les dons de la jeune femme font qu’ils sont connectés quasiment en permanence l’un à l’autre. Ces dons spéciaux en matière de télékinésie et de suggestion mentale apportent une petite touche de surnaturel, qui ne déséquilibre pas l’ensemble.
Sandrine Roy a su créer des personnages bien marqués, qui nous accrochent instantanément et on se prend à suivre avec le plus grand intérêt ce cocktail d’un tiers de fantastique, un tiers d’aventure, un tiers d’amour et un gros tiers d’action. Ça fait quatre tiers, me direz vous, (mais comme disait César : « ça dépend de la grosseur des tiers »). Pour ma part, le gros tiers « baroudeur » de Lynwood a ma préférence. Il me fait un peu penser à Jack Reacher, le héros de Lee Child. Comme lui, il arrive à se sortir de situations qui paraîtraient irrémédiablement compromises au commun des mortels.
C’est écrit sans affectation, d’une plume légère et alerte. Entre l’idylle, l’intrigue et les multiples rebondissements de l’action, l’auteure ne nous laisse pas le loisir de nous endormir.
Pour conclure, des personnages attachants, au service d’une histoire très plaisante qui m’a valu de passer un bon moment de lecture. S’ il y a une suite, je suis preneur…

Éditions Lajouanie, Septembre 2017

4ème de couv :

Le beau mais ténébreux ex-GI coule le parfait amour avec la jeune, belle mais très curieuse Éli. Tous deux profitent béatement des douceurs de l’été pyrénéen lorsqu’un coup de téléphone vient rompre cette quiétude : le père de Lynwood est décédé. L’ancien membre des forces spéciales américaines va devoir retourner au Texas pour l’enterrement. Il va lui falloir aussi révéler à ce qui reste de sa famillle qu’il n’est pas mort depuis vingt ans ! Sa fiancée est, bien sûr, du voyage. Tout juste arrivé dans le ranch familial pour les obsèques, le couple découvre que des truands font pression sur James, le frère de Lynwood, qui doit juger – et condamner ? – un redoutable trafiquant…

Drogue, assassinat, enlèvement, poursuites, massacre, rien ne manque à cette nouvelle aventure de Lynwood Miller au pays des cow-boys et… du gaz de schiste. Il faudra toute la détermination et les compétences particulières de l’ancien soldat et les pouvoirs quelque peu stupéfiants d’Éli pour sauver leurs proches des agissements de la pègre.

L’auteure :

Sandrine Roy est née à Bordeaux. Elle vit à Montauban où elle supporte l’équipe de rugby. Elle travaille dans un collège. Elle a commencé à écrire dès qu’elle a su tenir un stylo et est une grande lectrice, elle adore ses collègues de plume dont Sam Millar, Fred Vargas, Pierre Lemaitre…
« Pas de printemps pour Éli » est son deuxième roman après « Lynwood Miller », paru en 2016 aux Éditions Lajouanie.

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