Jo Nesbo – L’étoile du diable

1619259_810678415614745_71327945_n4ème de couv.

L’index gauche de Camilla Loen avait été sectionné. Et sous une paupière, on avait trouvé un diamant rouge en forme d’étoile à cinq branches». Ce crime n’est que le premier d’une étrange série débutée lors d’un été caniculaire sur Oslo.

La presse à sensation peut annoncer en une et sans mentir que «Le voisin a goûté le sang» de la morte. Intuitif, acharné, rongé par le désespoir et confronté à des éléments corrompus de ses propres services, Harry Hole s’empare de l’enquête.

Le modus operandi est toujours le même : l’ablation de l’un des doigts des victimes et la présence à proximité des corps mutilés d’un diamant en forme de pentagramme, symbole occulte plus connu sous le nom d’«étoile du diable». La police doit se rendre à l’évidence : un serial killer opère dans les rues de la capitale norvégienne et, si le signe est celui du démon, le diable est rarement celui auquel on pense…

Ce que j’en pense:

Harry traverse vraiment une mauvaise passe… Sa relation avec Rakel s’est détériorée, et il n’arrive pas à se faire à l’idée que l’assassinat de sa collègue Ellen Gretchen reste impuni, d’autant qu’il a de fortes présomptions sur la culpabilité dans cette affaire d’un autre inspecteur de son commissariat.

Il a recommencé à boire, et ne doit sa survie dans les services de police qu’à la bienveillance de son chef, mais cette bienveillance a des limites. Il faut une affaire bien glauque, bien tordue, pour que le limier qui est en lui prenne le dessus sur ses autres démons. Et il va se donner entièrement à cette enquête, sourd aux déchirements de son corps qui réclame sa dose d’alcool. Parallèlement, il continue à essayer de faire tomber le policier ripou.

Comme souvent chez Jo Nesbo, le rythme est relativement lent, il prend le temps pour mettre en place son histoire et ses personnages. Mais une fois lancée, on est bien forcé d’admettre que c’est une mécanique fort bien réglée. Une narration maîtrisée, avec quelques pointes d’humour qui viennent alléger cette histoire de tueur en série assez glauque.

Un récit sans indulgence envers Harry Hole et ses addictions qui, même au fond du trou, arrive à percevoir ce qui constitue la trame de l’affaire qui le guidera vers la solution. A 150 pages de la fin, tout s’accélère, on croit tenir enfin le coupable, mais non, juste le temps pour l’auteur de nous faire un dernier pied de nez.
Encore un bon Nesbo, mais un cran au-dessous de son précédent roman : « Rouge-gorge »

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2 réflexions sur “Jo Nesbo – L’étoile du diable

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